16 Mar 2016

Être ou « se regarder être »

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De l’extérieur on ne voit rien mais à l’intérieur on sent bien la différence.C’est dans notre relation aux autres que cette différence entre Être et « se regarder être » est le plus souvent présente.

Quand on « se regarde être » on joue un rôle et on s’observe pour vérifier qu’on le joue « comme il faut ». Rendre cette différence consciente nécessite un travail intérieur. Il est nécessaire d’avoir reconnu l’existence de « Moi » et de « moi-même » (voir article précédent).

Quand on « se regarde être », il y a toujours un enjeu : un rôle, une position, un personnage qu’on se sent obligé de défendre.  Quand on « se regarde être » il y a toujours de la peur, plus ou moins subtile, dont on cherche à se protéger.  Quand, par exemple, notre croyance est que nous sommes responsable du bien-être de l’autre – qui peut être un proche, un groupe ou même l’ensemble de ceux que l’on rencontre – et que cette croyance fait partie de la personnalité à laquelle nous nous sommes identifié (« c’est moi ! »), nous nous retrouvons dans la galère d’essayer de répondre aux besoins de l’autre en ignorant les nôtres.

Les rôles que l’on endosse face à une personne ou l’autre peuvent être très différents et le jeu se révèle dans toute sa complexité quand des personnes face auxquelles on a adopté des rôles différents sont réunies.  Quel rôle adopter alors ? Je peux m’exprimer de telle manière avec cette personne mais pas avec l’autre.  Je peux adopter telle attitude avec celui-ci mais c’est quelque chose que celui-là ne comprendrait pas… etc.                 Il faut se surveiller constamment pour ne pas commettre un impair !  On « se regarde être ».

Quand on « se regarde être », on ressent un malaise latent à l’intérieur de soi.  Parfois, ce que l’on dit ou ce que l’on fait «sonne » bizarrement, même pour nous.  Nos manières et nos expressions sont empruntées et parfois malhabiles.

Si la peur est absente, si nous nous sentons le droit d’être ce que nous sommes, sans nécessité de « devoir » faire des concessions de quelque sorte que ce soit, nous sommes dans l’être.  Aucun « effort » n’est alors nécessaire, notre relation à l’autre ne génère aucun malaise. L’interaction avec l’autre se déroule dans la simplicité.  On ne « pense » pas ce que l’on dit ou fait, ce que l’on dit ou fait coule naturellement, dans la fluidité et la vérité du moment présent.

C’est une toute autre manière de vivre sa vie, dans le sentiment de plénitude.

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