17 fév 2016

Une vision de la thérapie

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Quand nous nous trouvons face à une situation qui éveille en nous une émotion forte, nos mécanismes de défense se mettent en marche automatiquement, de manière inconsciente, et nous nous retrouvons à faire et à dire de choses sans pouvoir les contrôler. Bien que quelque part en nous, nous nous rendions compte que nous sommes en train de répéter des schémas du passé, nous nous sentons impuissants à arrêter ce comportement.

Dans ma vision de l’être humain, ce que nous sommes est avant tout une conscience qui vit à l’intérieur d’un corps et d’une personnalité qui s’est construite au fil de nos expériences de vie.
La personnalité est ce que nous considérons être « moi ». L’identification de la conscience à ce « moi » crée notre réalité dans la matière.
Ce « moi » est un amalgame d’expériences personnelles et d’héritages de nos ancêtres qui ont été interprétés de différentes manières, créant ainsi des croyances – certaines positives, d’autres négatives – sur ce que nous sommes…

Notre mental tente d’amalgamer toutes ces croyances pour donner un sens à ce que nous vivons et tente de toutes les manières possibles d’éviter « le désagréable » et d’attirer « l’agréable ».

Tout travail thérapeutique part du principe que le « moi » ainsi construit peut se transformer.
L’objectif de ma démarche thérapeutique est d’aménager la structure de ce
« moi » pour que son interaction avec l’environnement soit la plus harmonieuse et heureuse possible.

Pour qu’une telle transformation s’opère, il est nécessaire d’abord de bien identifier où nous nous trouvons au départ, c’est-à-dire de devenir conscient des croyances auxquelles nous nous sommes identifiés.
Essayons donc d’abord d’arriver à un état de conscience où l’on peut observer ces mécanismes … et accepter de reconnaître qu’ils constituent notre réalité du moment. Cette acceptation est parfois difficile, car elle peut être antinomique avec l’image que nous avons construite de nous-mêmes.
Nous pouvons transformer notre réalité lorsque nous devenons capables de faire un choix, en étant conscients des mécanismes en jeu.
Un exemple personnel : dès mon réveil, ce matin, je ressens une grande fatigue. En même temps, derrière cette fatigue, je ressens aussi la présence d’une grande énergie.

Face à ce constat, un choix est possible : soit me laisser envahir complètement par cette fatigue ou au contraire, me focaliser sur l’énergie qui se trouve derrière.

Me laisser envahir par la fatigue entraîne des bénéfices secondaires : je peux décider de rester chez moi et me « reposer », je n’aurai pas d’effort à fournir pour faire ci ou ça, j’éviterai la confrontation avec ma réalité du moment… cela semble « plus facile ». Mais en choisissant la fatigue, j’active aussi des croyances négatives sur moi-même (incapacité, impuissance, faiblesse …).

Automatiquement, comme pour justifier mon choix, mes pensées et mes émotions vont se focaliser sur les expériences du passé qui ont manifesté ces croyances, entrainant ainsi toute une série de comportements associés à cette fatigue et créant la réalité qui y correspond. La réalité telle que je la crée alors va rendre cette fatigue de plus en plus présente et difficile à éloigner.
Si je répète ce comportement, ce qui devient plus probable au fur et à mesure que la fatigue devient consistante et que je m’identifie à elle, j’entre dans un état de passivité qui me conduit vers la dépression.

Si par contre je fais le choix de me focaliser sur l’énergie, là aussi ce mécanisme entre en action, activant des ressources associées aux expériences positives du passé et renforçant ainsi ma capacité d’agir efficacement.

Ce qu’il est utile de comprendre, c’est que les deux aspects – négatif et positif – coexistent à l’intérieur de notre personnalité et que ce n’est qu’avec la conscience qu’un choix est possible.

Il n’y a là rien de « magique » : si ma fatigue n’est pas une projection des peurs venant du passé et correspond bien à un besoin réel, je devrai me reposer ! C’est l’expérience concrète qui va le vérifier.
Si la fatigue n’est pas réelle, en me focalisant sur l’énergie, elle va s’estomper et finir par disparaître.

C’est mon expérience.

 

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